Des fois je me dis : Putin mais Nina grandis un peut ! Ouvre les yeux. Bordel, mais arrêtes une bonne fois pour toute de croire que c'est tout blanc ou tout noir. Stop. Tu nous gonfle avec tes putains d'illusions. C'est lamentable. Ouvres tes foutus yeux qui voient désespérement flou. Ouvre les bien grand. Et rends-toi compte que tu fais tout de travers, tu vois tout de travers. La vie c'est gris. Point. Pas noir, pas blanc. C'est gris. Pour tous. C'est pas parfait, jamais. Ca suffit de croire que tout iras mieux à présent. Ca suffit de croire que ça va changer. Tous ces souvenirs, s'en aller. Non, s'est ancré Nina. Dans ton foutu cerveau, dans ta peau.. GRAVé. Ca cicatrise pas, nan. Ca laisse toujours des marques. Ca m'fais greber de croire que tout peut être de nouveau parfait, même quand j'ai trop ramassé. J'voudrais bien changer mais j'crois qu'c'est pas dans mes cordes. Ouai.
Plus naïve que moi, tu meurs.
« La chaleur de l'alcool dénoue instantanément les articulations, chevilles, genoux, creux des coudes et poignets, quelque chose se détend. Mais c'est encore insuffisant pour qu'elle respire sans que ça fasse mal. Elle connaît cette chanson, à force, elle la connaît par c½ur. La douleur ne se fait pas moins intense avec l'âge, au contraire. Mais elle sait qu'il n'y a rien à faire, à part attendre, jour après jour, attendre que ça devienne supportable. Encore un truc brisé, comme d'hab, encore un truc raté. »